Église Évangélique Libre Avignon Centre Protestant
Pasteur

Christian Forma

Pasteur délégué

Christian Forma, notre pasteur délégué

Après une vie professionnelle, certes très active, mais qui ne m’a pas privé de divers engagements au service de Dieu au sein de l’Eglise Evangélique d’Avignon, j’ai eu la conviction (partagée par les membres du conseil d’église) de mon appel à servir pendant la période de vacance pastorale qui se présentait à l’église locale.

La commission synodale de l’Union des Eglises Evangéliques de France m’ayant accordé une délégation pastorale j’ai donc accepté avec la paix que donne la confiance dans le Seigneur, d’être le pasteur de la communauté pour une année.

J’apprécie le travail en équipe et me réjouis toujours de voir se développer les talents des uns et des autres, lorsqu’ils sont mis au service de Dieu, qui les accordent généreusement.

Dans notre Union d’église, la conduite pastorale est confiée au «conseil d’église» au sein duquel le pasteur a une place spécifique (essentiellement autour de l’enseignement de la parole mais également en fonction de ses compétences propres). Je vis mon ministère avec le soutien précieux de Yves Pizant (pasteur « jeune retraité ») qui vient un week-end par mois, l’appui de tous les conseillers, des responsables des pôles d’activités, des présidents de culte et le soutien infaillible de mon épouse Agnès.

Les aspects pastoraux qui me tiennent particulièrement à cœur sont de :

  • Veiller à la qualité et à la richesse d’un enseignementqui donne du sens et de l’élan à notre marche (individuelle et communautaire).
  • Permettre à chacun de discerner ses dons et les mettre en œuvre pour son épanouissement personnel, en Christ, et la joie de la communauté.
  • Manifester la compassion de Dieu envers les personnes que la vie a pu blesser, les écouter, les réconforter, les aider à retrouver paix et espérance.
  • Veiller au partage de l’évangile par l’ouverture, le cheminement vers l’autre, une attitude tout autant qu’un discours.

Je remercie Dieu pour Sa fidélité, déjà tant de fois éprouvée, avec laquelle Il m’accompagnera dans ce service.


Comment Dieu m'a retrouvé

Né dans une famille chrétienne, j’ai eu le privilège de passer mon enfance en percevant que Jésus vivait à nos côtés et que la relation de mes parents avec ce Jésus était vraie et vivante. Tout naturellement j’aimais l’enseignement biblique pour les enfants puis celui pour les adolescents et j’aimais encore plus les sorties des «flambeaux» (mouvement de jeunesse proche du scoutisme). Au collège je parlais volontiers de cette relation vivante avec Jésus et m’étonnais du scepticisme de mes camarades et petit à petit, par désir d’appartenir au groupe de collégiens j’ai évité dans ma vie sociale «hors de l’église» de partager cette bonne nouvelle de l’évangile qui avait accompagné toute mon enfance. Je fréquentais toujours l’église évangélique de mes parents et je lisais plus ou moins régulièrement la Bible, mais le feu intérieur n’était plus le même jusqu’au jour où, ado en révolte et plein «d’idéal politique» je n’étais plus d’accord avec un Dieu donnant autorité à des dictateurs tortionnaires, un Dieu qui semblait bien loin des nécessiteux et bien sourds aux cris d'enfants en détresse. Je fermais la Bible bien décidé à ne plus jamais l’ouvrir. Il s‘en suivit de longues soirées de discussion avec mon frère ainé avec qui je partageais la chambre. Je me souviens que dans ces discussions, alors qu’au début je criais ma révolte contre Dieu, petit à petit j’essayais de rationaliser la foi (car cette relation avec Dieu me manquait) mais il y avait trop d’incohérences à mes yeux dans les textes bibliques et j’avouais à mon frère que j’enviais au fond de moi sa foi simple et solide. «Pourquoi te poses-tu tant de questions» me disait-il. «Puisque, en Jésus, Dieu t’a montré, jour après jour son amour, alors laisse-toi aimer par lui et accepte-le comme tel.» Facile à dire, mais pour moi rien à faire, la relation était rompue, alors même que je voyais Dieu agir dans ma vie.

C’est ainsi que passèrent plusieurs années de ma vie avec des hauts et des bas pendant lesquels je n’ai jamais douté de la présence de Dieu à mes côtés, mais seulement «à mes côtés», et pas vraiment «en moi». C’est à l’approche de la naissance de mon fils que je me suis interrogé sur l’essentiel dans ma vie et quelle était la «chose» principale que je souhaitais partager à cet enfant qui allait naitre. Je réalisais, ému, que l’essentiel était ce que j’avais essayé de me cacher : le plus précieux est de savoir que Dieu a ses regards d’amour sur moi, qu’il m’offre une relation vivante avec lui, qu’il me permet d’entendre sa voix par la lecture de la Bible et de lui parler de tout ce que j’ai sur le cœur, par la prière.

Je retrouvai alors la joie d’ouvrir à nouveau mon cœur à Dieu et décidai de lui confier toute ma vie. Le temps de ma préparation au baptême fut particulièrement béni, j’étais en communion incessante avec Dieu et ses interventions dans ma vie quotidienne me donnait l’impression que le «ciel était ouvert», j’étais inondé d’amour et le texte biblique prenait une saveur particulière. Je ne pouvais alors plus me contenter de recevoir tout ce que Dieu m’offrait sans désirer le servir en retour. Je me suis donc mis à Son service sous bien des formes différentes (animation jeunesse, études bibliques, conseil d’église, prédication, musique, …) avec chaque fois cette même joie et ce même émerveillement de Le voir œuvrer à travers ce que je pouvais apporter.

Aujourd’hui j’ai à cœur de contribuer avec l'Église Évangélique Libre à la diffusion de l’Évangile en Vaucluse, d’aider chacune et chacun dans cette communauté à se nourrir de la Parole biblique et se fortifier toujours plus, en Jésus-Christ, mais aussi, chaque fois que nécessaire, de transmettre la consolation, l’espérance, la grâce et la paix du Seigneur à quiconque en a besoin.

Christian Forma